L’équipe aux Etats Généraux de l’Innovation

Mardi 4 juin dernier, dans le cadre du salon de l’Agriculture Nouvelle – Aquitaine se sont tenus les Etats Généraux de l’Innovation, qui avaient cette année pour thème la robotique dans le champ de la transition agro-écologique. 

La réforme des régions a permis la mutualisation des moyens alloués à la recherche, ce qui booste les progrès dans ce domaine. Pour la Nouvelle Aquitaine, il existe un réseau régional d’expérimentation dans la robotique agricole, appelé Agro Sud Ouest Innovation.

Ces dernières années, des progrès majeurs ont été réalisés, notamment sur les points suivants :

  • Précision des systèmes de localisation et de repérage
  • Diversité et précision des capteurs
  • Traitement de l’information et puissance de calcul
  • Perception des besoins des agriculteurs par les concepteurs (meilleur lien entre la recherche et le terrain)

Dans l’agriculture en général, la robotique influe sur trois paramètres : la production, l’organisation globale du travail de l’exploitant et de l’exploitation, et l’évolution des pratiques qui en découlent. Les deux derniers points sont souvent négligés, alors qu’il est nécessaire de penser en termes de réorganisation de la structure autour des outils robotiques, et non à un simple ajout.

L’application de la robotique à la viticulture se développe sous plusieurs angles, et lors de la conférence, le zoom a été fait sur le désherbage. En effet, c’est une des tâches les plus « aisément » robotisable (tonte et désherbage mécanique). La robotique se positionne en effet comme une alternative au désherbage chimique, mais inclue une absence de persistance de l’état dans le temps et donc la nécessité de plusieurs passages. Le développement de petits robots autonomes est donc indiqué (vitirover par exemple) car ce sont des tâches simples et répétitives. 

Les engins aujourd’hui disponibles se distinguent les uns des autres par leur poids, leur mode d’énergie, leur puissance et la modularité de leurs outils. Lors d’un investissement, les principaux critères à prendre en compte pour une exploitation sont l’autonomie, le coût, la surface traitée et les possibilités d’utilisation avec les opérateurs et/ ou avec les produits.

Les enjeux actuels de la robotique en viticulture sont : 

– La maximisation des performances techniques et économiques : Plus la surface allouée à un robot est importante, plus son coût fixe diminue. 

– La sécurité : la plupart des engins ne sont pas homologués pour rouler sur route. La gestion du transport inter-parcelle est donc à réfléchir.

– L’élargissement du champ d’action : profiter des passages répétés pour acquérir de la donnée utile au viticulteur.

– L’adaptation des outils aux différentes énergies en vue d’avoir une complémentarité entre outils déjà présents sur l’exploitation et ceux spécifiques au robot. 

En termes de champ d’application, la recherche est portée actuellement sur : 

– Les traitements, avec des problèmes complexes de logistique et de responsabilité à résoudre (transport des produits phyto, fiabilité de la gestion des doses appliquées, volume de bouillie transportée, etc. ) 

– L’épamprage combiné au levage

– L’effeuillage

– L’acquisition d’informations techniques

Les plus grandes possibilités se trouvent certainement dans le champ de la « co-botique », c’est à dire le développement d’une aide robotique pour l’Homme. Cela permet notamment de résoudre les conflits entre productivité et qualité, ou encore de s’adapter au caractère saisonnier d’un grand nombre de tâches. Dans ce cadre, la formation des équipes sera cruciale.

Même si l’ère de la ferme entièrement robotisée reste aujourd’hui de la science-fiction, l’agriculture 2.0 est bel et bien en marche. L’association Homme/machine reste la plus performante : l’Intelligence Artificielle ne dépasse pas l’expérience de l’œil humain. Même avec l’ensemble des freins encore existants, la robotique reste une option attrayante pour le futur, et un secteur en développement constant. Les constructeurs doivent encore progresser sur la conciliation entre rendement et qualité. 

L’équipe Consultants Viticoles a déjà eu l’occasion par le passé de faire le lien entre des entreprises de recherche et les applications concrètes à la viticulture, notamment pour la technologie Greenseeker, ou encore lors du partenariat mené avec Chouette sur la reconnaissance des maladies cryptogamiques par drone. Nous espérons bientôt partager avec vous de nouveaux projets innovants en la matière.

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