2016 : de la patience et de belles promesses

Alors que l’année 2016 a été marquée par d’innombrables incertitudes : météo très pluvieuse puis très sèche, importante pression cryptogamique, attaques de vers de grappe… le résultat final est globalement d’un très beau niveau et promet un très joli millésime… qui n’est pas sans rappeler 2009.

L’hiver est resté relativement chaud et humide, ce qui a provoqué un débourrement assez précoce et rapide, heureusement peu contrarié par les gelées.

Le premier semestre a été marquée par des précipitations largement supérieures aux moyennes de saisons (722 mm entre janvier et juin contre 315 sur la même période en 2015) entraînant de nombreuses complications dans la planification des travaux de sols et des traitement phytosanitaires. Une humidité qui a placé très haut le curseur des attaques de mildiou, d’oïdium et de façon localisée, du blackrot.

Les tordeuses ont aussi causé des soucis aux viticulteurs, sur l’ensemble des terroirs bordelais, jusqu’à la récolte, causant des pertes de récolte localement sensibles.

Grâce à une hausse des températures et un arrêt progressif des précipitations, la floraison s’est pourtant déroulé de façon généreuse et assez homogène.

S’en est suivi un été chaud et très sec (pas ou très peu de précipitation de mi juin à mi septembre), si bien qu’une partie de vignoble s’est retrouvée en état de stress hydrique, entraînant défoliation et mettant parfois en danger la vie des ceps les plus jeunes ou provoquant de façon isolée sur certaines parcelles des blocages de maturité à partir de la fin du mois d’août. Les températures élevées ont également entraîné une dégradation assez rapide de l’acide malique, donnant un millésime à surveiller de près au moment des fermentations malolactiques.

La qualité de la floraison donne un joli potentiel tannique, et des rendements très intéressants voire abondants sur certaines appellations (Pessac Léognan,Libournais, Sauternes).

Septembre a été doux et sec, offrant des conditions de vendanges idéales. Les orages autour du 20 septembre ont permis de faire gonfler des baies parfois restées assez petites suite aux mois d’été. Ils ont également été déterminants dans l’évolution dans l’extractibilité des composés phénoliques en affinant les pellicules.

2016 sera un millésime très réussi en rouge, les blancs présentent de belles vivacités mais des potentiels aromatiques un peu en retrait dûs aux très fortes chaleurs de la fin du mois d’août, surtout sur les terroirs les plus secs.

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